Chaque classe a invité un expert à venir discuter avec les élèves et enrichir le parcours.
Marie-Christine Vergiat, présidente de la ligue des droits de l’homme et du citoyen viendra partager son point de vue avec les élèves de la classe de 2nde A du lycée Fénelon à Vaujours. Blandine Veith, sociologue au ladyss, rencontre la classe de 3ème du collège Jean Jaurès de Pantin le jeudi 22 mai.
D’autres experts et élus sont également sollicités par mail pour éclairer un point précis de la réflexion des élèves.
A bientôt pour les premiers retours!
Voici quelques éléments d’analyse et notamment le travail de deux groupes d’élèves de Pantin : analyse-globale-1.doc et analyse-globale-2.doc. Les élèves de vaujours quant à eux exploitent les entretiens pour tenter de caractériser ce qu’est un monde à part : definition-dun-monde-a-part-vaujours.doc
Et voici le point de vue, très éclairant!, de la sociologue Maëlle Ranoux qui accompagne les élèves dans leur enquête : il me semble que les thématiques d’analyse abordées par Vaujours recoupent pour partie celles de Pantin et on retrouve les deux aspects forts de la définition de ce “monde à part” par un fonctionnement interne basé sur la confiance, le respect et la solidarité et d’autre part une articulation difficile entre ce monde là et le reste du monde. Autrement dit la sociabilité censée être spécifique aux quartiers du 93 et une frontière, difficile à franchir, entre le 93 et l’extérieur au 93.
Il me semble qu’ils définissent un monde qui appartient à ses habitants à travers 2 axes forts : sociabilité et auto-contrôle. Ce serait un monde fait de sociabilité positive, de respect, de confiance. Tous ces éléments sont construits par une identification commune. Ce monde est constitué par un univers du même, on y développe des habitudes communes (l’expression « maison commune » est intéressante et me rappelle l’expression de « voyage immobile » d’une élève de Saint Denis l’an passé. Les deux expressions sont complémentaires et imagées), on y est égaux, on prend le temps de se connaître. Se serait également un monde contrôlé par ses propres habitants, où l’on serait libre et sans peur. La violence ferait partie de cet auto-contrôle (idée déjà développée par une élève lors de la séance collective au MNHN). Certains élèves soulignent que cela nécessite des efforts pour vivre ensemble mais que ce monde commun a comme revers de créer une différence radicale avec le monde extérieur. Un autre élève souligne également un point intéressant : l’idée qu’il faut « se créer des « limites » pour bien connaître l’endroit auquel on appartient ». Cohérente avec l’idée d’auto-contrôle, cette idée de limite qu’il faut se créer peut être un point à explorer pour répondre à l’attente exprimée en début d’année sur comment améliorer la vie dans le 93.
Les élèves sont actuellement en phase d’enquête. Ils vont interroger des habitants du 93 mais aussi hors 93 et rencontrent des acteurs locaux. Tous les visiteurs du site peuvent venir alimenter ce travail dans la rubrique Les invités du blog en laissant leur point de vue sur cette question complexe mais riche : Pourquoi et comment les gens du 93 se créent un monde qui leur appartient/ où ils se sentent bien ?
Nous avons échangé en direct sur le forum du blog avec les élèves de Fénelon (Vaujours) aujourd’hui mardi 4 décembre de 14 à 17 heures. Ce fut très intéressant et très riche! N’hésitez pas à retrouver cette discussion sur le forum.
Et le rdv est pris avec les élèves du collège Jean Jaurès de Pantin le lundi 10 décembre de 14h30 à 16h30…. Avis à ceux qui veulent participer!
Les élèves continuent d’explorer le thème de la mobilité sociale… Ils vont se rencontrer prochainement, le 19 décembre, pour négocier ensemble la piste de travail commune sur laquelle ils vont travailler à partir de janvier.