Les élèves s’approprient les questions choisies collectivement le 14 décembre et les lient à leur territoire. Tous les élèves sont d’accord pour dire que le centre de Saint-Denis ne manque pas d’attrait. Ils estiment ainsi que cette partie de la ville est bien aménagée, est particulièrement animée et offre tous les services et commerces dont on peut avoir besoin. Une appréciation largement partagée qui fait dire à une élève que l’on peut envisager le centre de Saint-Denis sous l’angle du « voyage immobile » à travers les produits exotiques proposés sur le marché et la gamme étendue des gastronomies qu’on trouve en centre ville. Les élèves s’interrogent : d’où vient cette diversité culturelle de St Denis ? Y a-t-il une ouverture ou un enclavement sur les particularités de St Denis ?
Avec la sociologue, les élèves décident d’explorer plusieurs pistes d’investigations pour tenter d’approfondir ces questions :
- le logement social à Saint-Denis
- le marché, témoin d’une diversité culturelle
- l’évolution de l’immigration à Saint-Denis
etc…
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L’idée générale ressortie de cette première investigation est qu’il y a un décalage entre l’image de St Denis comme étant une ville où existe un « melting pot » et le vécu quotidien où chacun vit dans sa communauté ou avec les personnes originaires du même pays.
Ce dernier travail a suscité de nombreuses réactions et discussions et aboutit à la reformulation de la question écrite lors de l’intervention précédente. Les élèves ont souhaité faire de ce décalage leur point central de recherche et l’ont extrapolé au décalage entre l’image de la Seine Saint Denis et ceux qui y vivent (en prenant pour exemple leur expérience de la période des émeutes où les gens extérieurs au 93 pensaient que c’était la guerre civile). Le rôle des média a été souligné dans la construction de ce décalage. Relié à la question de la mobilité sociale et culturelle, ce point a été reformulé ainsi par un élève : La stigmatisation est elle un frein à la mobilité sociale et culturelle ? et acquiescé par l’ensemble de la classe.
Voici les questions retenues comme pistes de travail par l’ensemble des élèves :
-Quels sont les moyens mis en place par nos villes pour rendre la mobilité sociale et culturelle agréable et accessible pour ses habitants?
-Comment faire pour améliorer la sociabilisation culturelle des étrangers?
-Dans quelle mesure peut ton dire que la diversité sociale et culturelle est favorisée par la mobilité?
Les élèves se sont d’abord interrogés sur ces questions :
-tout d’abord la 3eme question n’a pas été comprise, beaucoup d’entre eux ont trouvé qu’elle n’avait aucun intérêt par rapport aux deux autres questions. Certain ont pu faire un rapport avec les autres questions et ont parlé de terme d’échange entre la mobilité et les diversités sociale et culturelle?
-Ensuite pour la 2eme question, le mot sociabilisation a choqué c’est pour cela que les élèves avaient donné une définition à ce mot: intégration d’une personne étrangère tout en gardant son identité. Le mot étranger a lui aussi été défini:personne qui n’est pas né dans la ville, dans le pays ou qui ne l’habite pas. Des personnes étrangères à la France sont intervenues, pour elle dès lors qu’on change de pays on change aussi sa culture d’une certaine façon (sans la renier).
exemple:changer sa façon de pensé (un état d’esprit)
-La 3eme a été clairement expliquée,elle parle de la façon de se déplacer,des lieu d’échanges et de rencontre mais aussi de l’acceptation des étrangers et de leur façon de s’intégrer lorsqu’ils arrivent en ville, et de la mobilité sociale qui regroupe toute les classes sociales (logement sociaux etc…)
Suite à cette analyse approfondie de la problématique les élèves ont décidé de poser des questions sur ce qu’ils aimeraient approfondir:
-Quelles sont les associations présente pour faciliter la mobilité culturelle?
-Quelles personnes y sont réunis et que font elles?
-Est-ce que Vaujours organises des sorties ou des activités culturelles? Si oui lesquelles?
-Pourquoi est il important de proposer des activités culturelles dans la ville? Qu’est ce que cela apporte-t-il?
-Pourquoi Vaujours n’accepte pas plus de logements sociaux?
-Pourquoi le mélange culturelle n’est il pas aussi rependu qu’en seine st Denis?
-Quels sont les moyens mis en place pour la culture (religieuse …) à Vaujours? Et leur accès?
- Quels est l’aide mis en place par la ville?
-Est-ce que l’habitat favorise la mobilité culturelle?
Synthèse établie par l’élève Mekki Adrien
La séance suivante, la sociologue Maëlle Ranoux propose aux élèves une piste de travail en relation avec la problématique des logements sociaux à Vaujours. Elle leur propose de mener une enquête de terrain pour recueillir le sentiment de la population face à la perspective de la construction d’un nouveau quartier qui doit aboutir à la création de nombreux logements sociaux mais aussi d’infrastructures, de commerces.
Les élèves acceptent avec enthousiasme cette proposition qui répond bien à leurs interrogations sur Vaujours.
Les élèves reprennent les pistes choisies collectivement le 14 décembre au Muséum :
- Quels sont les moyens mis en place par nos villes pour rendre la mobilité sociale et culturelle agréable et accessible pour ses habitants?
-Comment faire pour améliorer la sociabilisation culturelle des étrangers?
-Dans quelle mesure peut ton dire que la diversité sociale et culturelle est favorisée par la mobilité?
Ils analysent ces questions de la manière suivante :
- ce qu’ils savent déjà, ce qu’ils ont déjà exploré : mobilité sociale et culturelle, la présence de magasins étrangers, les moyens de transport, l’immigration, les sans-papiers
le droit de vote pour les étrangers.
- ce qu’ils n’ont pas compris : la diversité sociale, la sociabilisation culturelle des étrangers
- ce qu’ils aimeraient approfondir : la sociabilisation culturelle des étrangers, la diversité sociale
En s’interrogeant sur cette expression de sociabilisation des étrangers, les élèves explorent les questions d’intégration avec l’aide de Raphaëlle Héliot, une urbaniste. Les élèves décident d’abord de s’intéresser à l’accueil des étrangers à Pantin. Finalement, ils décident d’ouvrir leur questionnement à la manière dont sont accueillis les nouveaux Pantinois et d’investir ainsi la question de mobilité sociale liée au changement de vie. Deux questions les intéressent principalement :
- Des structures accompagnent-elles cette mobilité?
- Comment est vécue cette mobilité ?
Compte-rendu rédigé d’après la note de Thin hinane Gouali et Aminata Dramé pour la classe de 3°1
Par une froide mais ensoleillée journée de décembre, les élèves des différentes classes se sont retrouvés au Muséum national d’Histoire naturelle pour choisir ensemble le sujet qu’ils investiront pour leur expertise.
Ils ont choisi massivement d’explorer les aspects culturels et sociaux de la mobilité. Un beau programme!
Piste n°1 : l’accueil des étrangers
Tout le monde a le droit de voter, à partir du moment où on habite en France et même si on vient d’autres pays. On vient en France pour les études, pour se débrouiller, pour fuir la guerre, pour travailler, … : on devrait pouvoir tous s’exprimer librement comme n’importe quel citoyen.
Piste n°2 : les déplacements des piétons et des personnes à mobilité réduite
Certaines personnes ne peuvent pas passer. Les automobilistes doivent faire attention à laisser le passage aux piétons, aux personnes âgées, aux poussettes, aux personnes handicapées en fauteuil roulant. Le passage est trop étroit et il est encore plus difficile de se déplacer pour des personnes qui ont déjà des problèmes de mobilité.
Piste n°3 : la technologie au service de la mobilité
Des moyens de transport et de communication nous permettent de nous déplacer concrètement et virtuellement. La transportabilité se place entre « transport » et « porter » :
c’est tout ce qu’on peut transporter ou ce qui peut nous emporter.
Les pistes de travail proposées par la classe de Saint-Denis sont les suivantes :
1. Dans quelle mesure peut-on dire que la diversité sociale et culturelle est favorisée par la mobilité ?
Mots-clés : cultures étrangères, échanges, intégration, immigration
2. En quoi la mobilité (notamment celle des piétons) est-elle facilitée (ou entravée) par les divers aménagements mis en place par certaines villes ?
Mots-clés : aménagements, facilité
3. Quels sont les différents aspects de la mobilité ? En quoi la mobilité est-elle indispensable ?
4. Quelles mesures relatives à la mobilité doivent être envisagées afin d’améliorer l’environnement ?
Mots-clés : lutte contre les pollutions, réchauffement climatique
5. En quoi la mobilité peut-elle changer l’aménagement des villes ?
Voici les pistes de travail proposées par les élèves de la classe de Vaujours (novembre 2006)
1. Peut-on imaginer d’autres moyens de transport qui soient plus économiques et moins polluants que la voiture ?
Intérêt : Nous avons choisi ce sujet parce que les transports deviennent de plus en plus indispensables et nous voulions voir si des solutions pouvaient être envisagées afin de réduire ce phénomène de plus en plus développé : prendre sa voiture pour des petits trajets.
2. Vaujours a t-elle mis en oeuvre assez de moyens pour favoriser la mobilité douce ?
Intérêt : On veut connaitre les différentes infrastructures pour la mobilité douce mises en place dans la ville.
3. Quels sont les moyens mis en place par Vaujours pour rendre la mobilité
sociale et culturelle agréable et accessible pour ses habitants ? Comment faire pour améliorer la sociabilisation culturelle des étrangers ?
Intérêt : La sociabilisation nous intéresse. En effet tout ce qui se rapporte au partage des cultures que ce soit religieux, culturel, culinaire, mais aussi les moyens de sociabilisation mis en place dans la ville pour que ce soit un lieu d’échanges agréable.
4. Quels moyens sont mis en oeuvre pour améliorer le déplacement des piétons et surtout des handicapés face aux véhicules et aux aménagements de la ville ?
Intérêt : les piétons tiennent une place importante dans la lutte contre la pollution;