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Enquêtes et rencontres

Vendredi
22 juin 2007

Rappel : les élèves ont choisi d’investir la question suivante : en quoi la stigmatisation du 93 est-elle un frein à la mobilité sociale et culturelle ?

Pour répondre à cette question, les élèves ont réalisé un sondage pour se demander si oui ou non les médias jouent un rôle dans cette stigmatisation. Ils ont ainsi réalisés des entretiens :
- avec des habitants du 93
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- avec des habitants du centre ville de Saint-Denis:
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- avec des personnes habitants hors du 93 :
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Les élèves ont également fait de nombreuses rencontres :
- des artistes Télécharger le fichier
- des journalistes Télécharger le fichier
- des responsables politiques Télécharger le fichier
- un sociologue de l’EHESS Télécharger le fichier

De cette vaste enquête, les élèves ont élaboré une première analyse :
Après avoir attentivement écouté chaque interview, nous pouvons conclure qu’il y a une stigmatisation du 93.
Il existe plusieurs acteurs de cette stigmatisation :
• les médias, qui sont dénoncés par la majorité des personnes interviewées. Bien souvent, ils ne connaissent pas le 93 et amplifient la réalité afin d’obtenir plus d’audience. Ils transforment certaines images en réalité, ce qui n’est pas la même chose.
• le gouvernement, qui est pointé du doigt par les hommes politiques. Selon Michel Fourcade, adjoint au maire de Pierrefitte (PS), l’Etat ne donne pas assez de moyens, et parfois même les diminuent, comme c’est le cas avec le nombre de policiers.
• les jeunes ont eux aussi un rôle important dans cette stigmatisation, ils s’y enferment et contribuent à l’image que l’on donne du 93. Ils renforcent cette stigmatisation à travers leur langage, leur code vestimentaire, leurs comportements. Cela dit, les jeunes peuvent avoir de bons diplômes, même issus de quartiers défavorisés.

Cette stigmatisation est, d’après la majorité des personnes interviewées, un frein à la mobilité sociale, puisque le 93 est le département où la mixité sociale est moins importante qu’ailleurs, il est composé d’une majorité d’ouvriers. De plus, c’est un département où se trouvent de nombreux logements sociaux, une partie de la population est en situation de précarité, le chômage des jeunes y est particulièrement élevé, et la majorité des personnes habitant hors du 93 n’ont pas vraiment envie d’y venir.
Cela dit, il n’y a pas un , mais plusieurs 93 : la partie Est du 93 est riche et ne comprend que très peu de logements sociaux, et la partie Ouest du 93 est pauvre, avec plus de 50 % de logements sociaux.

En ce qui concerne la mobilité culturelle, on ne peut pas vraiment dire que cette stigmatisation constitue un frein, puisque certaines villes bénéficient d’un attrait touristique, telle que Saint-Denis grâce au Stade de France, à la Basilique, ou au Bourget, grâce au Musée de l’Air et de l’Espace, mais il est vrai que d’autres villes comme Pierrefitte, qui n’attirent pas les touristes, ne bénéficient pas de subventions. De plus, le 93 est un département cosmopolite, (on compte plus de 70 nationalités différentes à Saint-Denis) ce qui le rend très diverse et l’enrichie.

On ne peut donc pas nier le fait qu’il existe une stigmatisation du 93, et que les jeunes jouent un rôle aussi important que les médias. Cette jeune population étant en augmentation, c’est donc à eux de tout faire pour changer l’image négative du 93 qui est diffusée et qui tente à s’installer dans les mentalités.

Vendredi
22 juin 2007

Rappelons que les élèves ont choisi d’enquêter à propos de l’aménagement d’un nouveau quartier à Vaujours. Avec la sociologue Maëlle Ranoux, ils décident de travailler en groupe.

Le groupe 1 explore la démographie de Vaujours et s’interroge sur la typologie et le statut des logements de la commune… Le groupe 2 travaille sur la description des nouveaux logements, leur prix et l’enjeu économique qu’ils représentent… Le groupe 3 analyse un tract édité par les opposants au projet urbain et commence à prendre rendez-vous avec leurs responsables. Le groupe 4 s’efforce de rédiger les premières questions de l’enquête qui devra être menée auprès des habitants…

Les élèves décident de profiter de rencontres organisées avec le maire de Vaujours et avec un conseiller général pour les interroger sur ce nouveau projet.

Tout au long de la démarche, les élèves font le point et réorientent si besoin leurs enquêtes : Télécharger le fichier

Finalement, les élèves auront réalisé 25 entretiens et ont ainsi pu mettre en évidence des tendances fortes dans l’appréciation du projet d’aménagement par la population locale. Vous pouvez avoir un aperçu des résultats des entretiens dans le document joint :Télécharger le fichier

Et la rencontre avec le maire a été très instructive comme le montre la synthèse rédigée par une élève, Julie Le Gall (cf dossier à télécharger)
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Et l’enquête se poursuit : certains élèves assistent à une réunion publique organisée par la mairie à propos de l’aménagement du nouveau quartier. La classe retourne sur les lieux de ce futur quartier, prend des photos….

Vendredi
22 juin 2007

Les élèves de la classe de 3ème1 ont choisi de travailler sur la mobilité sociale à Pantin. La mobilité sociale est considérée comme le changement de situation sociale (immigration, changement de quartier …). Les élèves se sont posés 2 questions :
- Des structures accompagnent-elles cette mobilité?
- Comment est vécue cette mobilité ?

Pour répondre à ces questions, les élèves décident de partir à la rencontre de la population locale pour questionner des individus sur leur « parcours de vie ». L’objectif est de récolter des témoignages de mobilité sociale vécue par des habitants de Pantin. Les questions sont notamment centrées sur la mobilité liée au lieu de vie : est-ce que ces personnes viennent de pays étranger, est-ce qu’elles ont toujours habité dans le même quartier etc ?
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 Voici les résultats de cette enquête :
1. L’arrivée à Pantin
Les néo-pantinois sont essentiellement issus de la Seine Saint-Denis.
Les raisons de la mobilité : le travail, l’agrandissement de la famille, l’attribution d’un logement… Le sentiment est mitigé sur l’accueil : de bon à difficile.
Les difficultés sont liées à la recherche de travail et aux problèmes financiers. Et aussi l’apprentissage du français pour les personnes venant d’un pays étranger.
Les aides à l’installation proviennent de la famille, des voisins, du conseil général du 93, des associations du quartier, de la mairie.

2. Rester ou partir ?
Les personnes ayant répondu au questionnaire habitent à Pantin depuis relativement longtemps (5 ans et plus) et ne souhaitent pas spécialement quitter Pantin.
Ces personnes désirent rester à Pantin dont elles apprécient le cadre de vie. Elles se sentent Pantinoises, parce qu’elles y sont construit leurs familles et leur parcours professionnel et qu’elles s’investissent dans la vie de Pantin. Elles apprécient les facilités d’accès aux transports et aux commerces.

Quelques personnes portent un regard négatif : elles souhaitent partir de la ville en raison d’un sentiment d’insécurité ou parce qu’il manque des parcs etc.

Les élèves décident également de rencontrer des personnes de la mairie et des associations : quels sont les moyens mis en place pour accompagner la mobilité sociale à Pantin : l’accueil des étrangers, l’accession au logement, etc. Les contacts avec les associations ont été compliqués à établir et finalement, les élèves vont rencontrer Jean-Jacques BRIENT, adjoint au maire de Pantin pour les affaires scolaires. Leurs questions portent sur les dispositifs que la mairie met en place pour l’accueil des nouveaux habitants à Pantin.

Du projet, les élèves retiennent des moments forts :
- la rencontre avec les autres classes et le vote qui en a suivi
- les rencontres avec les chercheurs, architecte ou élu
- les sorties sur le terrain
- l’enquête

Des questions ont été posées et restent ouvertes:
- la mobilité, ce n’est pas uniquement les questions de transport
- la mobilité, c’est aussi parler des questions des étrangers, des différences de culture …
- la mobilité, c’est enfin se poser des questions sur les projets à mener (associations, ville) pour la rendre plus accessible socialement et culturellement.

Pour en savoir plus, télécharger la présentation power point réalisée par la classe
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Lundi
26 mars 2007

Dans un premier temps, les élèves sont allés sur le terrain pour explorer les différences entre Bobigny et Paris.
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La séance suivante, les élèves résument leurs impressions à la sociologue venue dans leur classe. Ils s’interrogent sur les différences culturelles et sociales entre les deux villes, Paris et Bobigny. Finalement, ils se demandent s’il y a des riches à Bobigny ???

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Faute de temps, les élèves ne pourront pas poursuivre leur enquête mais nous tenons à les fécliciter pour leur travail de réflexion pour ce sujet pas facile pour des 4ème!!!