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Rencontres et enquêtes

Les premières analyses

Jeudi
10 avril 2008

Voici quelques éléments d’analyse et notamment le travail de deux groupes d’élèves de Pantin : analyse-globale-1.doc et  analyse-globale-2.doc. Les élèves de vaujours quant à eux exploitent les entretiens pour tenter de caractériser ce qu’est un monde à part : definition-dun-monde-a-part-vaujours.doc

Et voici le point de vue, très éclairant!, de la sociologue Maëlle Ranoux qui accompagne les élèves dans leur enquête : il me semble que les thématiques d’analyse abordées par Vaujours recoupent pour partie celles de Pantin et on retrouve les deux aspects forts de la définition de ce “monde à part” par un fonctionnement interne basé sur la confiance, le respect et la solidarité et d’autre part une articulation difficile entre ce monde là et le reste du monde. Autrement dit la sociabilité censée être spécifique aux quartiers du 93 et une frontière, difficile à franchir, entre le 93 et l’extérieur au 93.

Il me semble qu’ils définissent un monde qui appartient à ses habitants à travers 2 axes forts : sociabilité et auto-contrôle. Ce serait un monde fait de sociabilité positive, de respect, de confiance. Tous ces éléments sont construits par une identification commune. Ce monde est constitué par un univers du même, on y développe des habitudes communes (l’expression « maison commune » est intéressante et me rappelle l’expression de « voyage immobile » d’une élève de Saint Denis l’an passé. Les deux expressions sont complémentaires et imagées), on y est égaux, on prend le temps de se connaître. Se serait également un monde contrôlé par ses propres habitants, où l’on serait libre et sans peur. La violence ferait partie de cet auto-contrôle (idée déjà développée par une élève lors de la séance collective au MNHN). Certains élèves soulignent que cela nécessite des efforts pour vivre ensemble mais que ce monde commun a comme revers de créer une différence radicale avec le monde extérieur. Un autre élève souligne également un point intéressant : l’idée qu’il faut « se créer des « limites » pour bien connaître l’endroit auquel on appartient ». Cohérente avec l’idée d’auto-contrôle, cette idée de limite qu’il faut se créer peut être un point à explorer pour répondre à l’attente exprimée en début d’année sur comment améliorer la vie dans le 93.

Mardi
19 février 2008

Des élèves de Vaujours partagent leurs impressions suite aux entretiens:

Message d’Oscar :

Deux personnes interrogées un prof directeur d’internat habitant dans le 93 et une étudiante habitant dans le 75 !

 - Nous avons parlé une heure avec le prof directeur  et plus particulièrement des problèmes d’insécurité et de violences dans le 93 !!!!!!!!!!!!!!

- Avec l’étudiante nous avons parlé 30 minutes surtout sur le sujet ‘’ est-ce que le75 est un monde à par et est-ce que le 75 est un département qui appartient à ce qui y habite’’ !!!!!!!

 

Message de Jade et Sabrina :

Avec jade nous avons interrogé deux personnes avec notre questionnaire à propos du 93.

L’une habitant le 93, l’autre le 77.  Ca s’est très bien passé. Elles jouaient le jeu et répondaient à toutes les questions. Nos entretiens ont du durés 20 et 25 minutes.  C’était pour nous une bonne expérience de discuter d’un sujet tel que celui-ci avec des personnes qui n’habitent pas et ne fréquentent pas les mêmes endroits que nous. Nous n’avons pas eu la possibilité de faire un deuxième entretien par binôme par manque de temps. Je trouve ça dommage car ayant déjà fait l’epérience avec le premier on aurait peut-être eut plus de facilité à faire le deuxième et on aurait donc des questionnaires sûrement mieux réussis et plus complets. Mais nous continuons d’en parler en classe avec l’intervenante ou on peut aussi se mettre au courant des nouveautés avec ce site.

Message de Léa  : moi j’ai interroger 2 personnes  du 93 :un monsieur de 73 an (à la retraite) et un bijoutier de 56 ans . Pour moi ce projet etait particulierement interressant car on à eut la chance de pouvoir participer activement a ce projet et de pouvoir connaitre et partager les point de vue des personnes interrogées lors de cet echange.

Message de Justine : Emilie et moi avons interrogé une vieille dame à la retraite,venant d’aulnay sous bois,qui nous dit se plaire dans ce quartier vivant,et qui,je cite “pour rien au monde” ne quitterait cette ville. ce fut très interressant de découvrir comment cette dame parlait de son quartier.les avis qu’elle donnait,l’histoire de cette ville qu’elle nous a conté. une bonne experience très constructive

 

Mercredi
13 février 2008

Les élèves de la classe de Vaujours ont déjà réalisé 16 entretiens. Cela semble bien se passer, même si les élèves trouvent l’exercice parfois intimidant, des personnes un peu trop bavardes ou certaines pas assez !
La question de la mixité sociale sera peut-être une piste à explorer avec les acteurs que les élèves rencontreront durant le mois de mai…. A suivre!

Mercredi
6 février 2008

Sami et Jordan sont allés interroger une habitante des Courtilières… Un regard sur les jeunes et le quartier : “Mais tous les jeunes ne sont pas pareil hein? Moi je les aime tous…. C’est beaucoup mieux qu’avant. Les jeunes ont trouvé du travail. Les boîtes aux lettres ne sont plus cassées      entretien_1_pantin.doc

Charles, Benkale et Nino rencontrent à la maison de quartier un entraineur du club de sport des Courtilières… Un entretien très instructif… et drôle, notamment sur les faux-semblants : “avec mon cousin, j’allais sur les champs, je prenais un mobile, mais un faux hein, qui marche pas et je faisais semblant de téléphoner dans le métro ou dans la rue « oui je t’amène les billets. On se retrouve où ? à tout à l’heure » (rires) les gens ils me regardaient comme ça. A l’époque y’avait pas beaucoup de téléphone mobile hein. Quand j’allais à Paris, je prenais un journal, comme ça là tu sais sous le bras, je prenais Le Monde, toc sous le bras (rires)” entretien-3-pantin.doc

Charles et Sankoumba ont rencontré Bruno Crévecoeur, directeur d’un centre social à Pantin. Il estime qu’à Pantin, il y a de nombreuses initiatives pour les jeunes : Il y a une prise de conscience de l’image négative du 93, donc il existe beaucoup d’initiatives. C’est un bon laboratoire. entretien-2-pantin.doc

A la rencontre des acteurs

Jeudi
29 novembre 2007

Durant les mois de février, mars et avril, les élèves vont partir interroger divers acteurs de leurs territoires.