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Jeudi
29 novembre 2007

Mobilité…….. C’est à partir de ce mot que nous avons invité les élèves à travailler. L’objectif était qu’ils s’emparent de ce thème, se l’approprient et l’investissent à travers les dimensions qui les intéressent et les motivent pour ensuite commencer à construire collectivement une expertise citoyenne sur la question choisie. Pour commencer, il fallait « défricher » le thème et surtout inviter les élèves à exprimer ce qu’ils ont en tête quand on parle de mobilité. C’est ce que nous avons fait avec les premières séances consacrées à l’élaboration de conceptogramme.

 Le conceptogramme, comment ça marche ? Première étape, le concept. Chaque participant note sur des post-it les mots qu’évoque spontanément pour lui le thème de travail. Deuxième étape, l’organisation des concepts. Réparti par groupes, on doit trier et grouper les concepts, en conserver certains, en abandonner d’autres. C’est l’argumentation et la confrontation des idées et des sensibilités qui permettent de parvenir à un compromis qui satisfait l’ensemble des participants. Consensus qui s’affine peu à peu au fil des discussions. Troisième et dernière étape, la mise en réseau des différents groupes de concepts. À l’issue de ce travail, où chacun est acteur à part entière de la discussion, on obtient une image de ce que le thème de travail évoque à l’ensemble de la classe, collectivement. Un bon point de départ pour libérer l’imaginaire et favoriser la prise de parole. 

Jeudi
29 novembre 2007

Les élèves ont retravaillé avec leur enseignant pour préciser, selon eux, les caractéristiques positives et négatives de leur milieu de vie :

Aspects positifs :

  • Les fêtes : les mariages, la fête de la ville, la fête du parc, les grosses voitures
  • L’ambiance cool : on se dit bonjour, les rappeurs, la danse (le battle), les motos et les tournages de clips
  • Les amis : gentils, les mêmes délires, se livrer, confiance, on peut compter dessus

Aspects négatifs :

  • La violence : bagarre, vols et cambriolages à main armée, agressions physiques et verbales, séquestrations, casseurs
  • Les dealers, la drogue : problèmes de bandes, argent sale et « blanchissement », insécurité, territoires, influence
  • La police : ils font leur travail, agressions, coups, discriminations raciales, se croit tout permis, humiliations
  • Les rumeurs : crée des problèmes, réputation, fausses rumeurs, tout se répète

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Jeudi
29 novembre 2007

Les élèves de la classe de seconde du lycée Fénelon sont partis sur le terrain mener différentes enquêtes :
Groupe 1. Quelle est l’image du 93 et comment est-elle véhiculée ?8 élèves ont travaillé par groupe de 4 sur des articles du Parisien, les pages de Seine Saint Denis.

Groupe 2 : Quels sont les acteurs de ces clichés ?4 élèves ont construit un questionnaire pour réaliser un micro trottoir dans Vaujours. Le questionnaire est pratiquement terminé. Chaque élève aura à le proposer à trois personnes de son choix (soit une centaine de témoignages) 4 élèves ont recherché des infos sur le blog. Travail sérieux, à voir dans le CR.

Groupe 3 : Discriminations et logements sociauxDéfinition de la discrimination : traitement inégal des personnes en fonction de leurs origines, religion, sexe, âge, milieu social …
Rencontre avec 3 élèves de l’année passée et recherche sur Internet sur la politique de logements sociaux dans des villes de Seine saint Denis (Vaujours, Coubron, Sevran, …)
pour établir des comparaisons.

Groupe 4 : Quels sont les acteurs pour faire bouger la société dans le 93 ? A partir de bulletins municipaux et du livret de la ville, les élèves ont recensé par catégorie les différents acteurs (associations, actions de la municipalité, du département, de la région), donner un exemple significatif, préciser le type d’action menée.

Lycée Fénélon, Vaujours

Jeudi
29 novembre 2007

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Les élèves ont investi cette question de la mobilité sociale en exprimant 4 pistes de réflexion :

  1. Améliorer la vie dans le 93 (l’environnement : bruit, pollution, dégradations), améliorer la vie en société, l’intégration, le partage des cultures et des religions, des coutums, des habitudes etc…; Eviter les violences et sécuriser le 93
  2. L’image du 93 : comment améliorer l’image du 93 ?
  3. Les discriminations : pourquoi et qui est discriminé ? Pourrait-on faire un monde utopique sans discrimination ?
  4. faire bouger la société : faire évoluer les lois, bouger les habitants, la commune, la population.

Collège Jean Jaurès, Pantin

Jeudi
29 novembre 2007

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Les élèves ont investi le thème de la mobilité sociale à travers deux questions : comment changer l’image du 93 ? Comment améliorer la vie ensemble dans le 93 ?

Jeudi
29 novembre 2007

Le 19 décembre, les élèves des 2 classes participantes vont se rencontrer au Muséum pour échanger et négocier collectivement la question qu’ils souhaitent investir dans le champ de la mobilité sociale.

Auparavant, on débat, on discute, on se pose des questions, on n’est pas d’accord… Pour suivre ces discussions, allez sur la rubrique forum.

A la rencontre des acteurs

Jeudi
29 novembre 2007

Durant les mois de février, mars et avril, les élèves vont partir interroger divers acteurs de leurs territoires.

Jeudi
6 septembre 2007

La démarche mise en oeuvre durant cette année scolaire 2007-2008 fait suite à une première année de travail avec 4 classes de collèges et lycées de Seine-Saint-Denis. Pour voir ce travail, vous pouvez aller dans la rubrique Retours sur l’année 1 (2006-2007) : vous verrez comment les élèves se sont appropriés la question de la mobilité du 93, en s’intéressant plus particulièrement aux aspects sociaux et culturels. Ils ont ainsi mis en avant certains freins à la mobilité sociale (les discriminations, la mauvaise image du 93, l’absence de mixité sociale dans certaines villes etc.).

Cette année, les élèves de deux classes (une 3ème du collège Jean Jaurès de Pantin et une 2nde du lycée Fénelon à Vaujours) continuent de s’interroger sur cette question de la mobilité sociale dans le 93. Ils travaillent d’abord pour délimiter un questionnement (conceptogrammes, détours et ancrage dans le territoire, élaboration et choix des pistes de travail), construisent un parcours méthodologie pour mettre en place une enquête (méthodologie) et partir à la rencontre des habitants et d’acteurs locaux (rencontres et enquêtes) et enfin soumettent leur travail à des élus et des acteurs (restitution).

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Jeudi
6 septembre 2007

Après 3 mois d’absence, les élèves du collège Pierre Sémard nous rejoignent. Ils s’approprient les problématiques choisies le 14 décembre. Pas facile ! En discutant avec la sociologue, les élèves expriment un sentiment négatif fort vis à vis de leur ville. Cette dernière leur propose alors d’observer les différences entre Paris et Bobigny lors d’un trajet aller-retour sur Paris : « Il s’agit de prendre conscience de l’idée que l’on se fait de l’endroit où l’on vit, explique l’intervenante. C’est un travail que l’on ne fait pas souvent, s’interroger sur des choses familières pour apprendre à se situer par rapport aux autres : pourquoi on trouve Paris mieux que Bobigny ? ».
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Jeudi
6 septembre 2007

Voici la synthèse de l’excellent travail réalisé par les élèves de la classe de 1ère SES du lycée Jean-Baptiste de la Salle à Saint-Denis
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